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Le Golf

Je suis bien. Je sens que je vais terminer en beauté. Par cette belle journée ensoleillée, je m’apprête à jouer le dix-huitième trou du parcours du golf du Clou à VILLARS LES DOMBES, près de Lyon.

Ce trou est en fait une île, et le départ se fait sur le rivage. Entre les deux il y a cent quatre vingt mètres à franchir.

Je choisis le fer cinq. Je prends le temps de m’installer correctement sur ma balle. Je vérifie une dernière fois mon stance. Et je joue. La balle est partie. Elle monte, monte, monte, …. La direction est bonne. Je la vois maintenant qui commence sa descente. Elle approche du sol, ouuiiii, elle touche la sol, elle roule dans la bonne direction, c’est à dire vers le drapeau. Elle continue de rouler, passe à coté du drapeau…. et s’immobilise enfin. Là où elle est, je suis assuré de faire au moins le par, c’est à dire de réaliser le trou dans le nombre de coups pour lequel il a été conçu. Trois pour celui-ci.

Si la balle arrive sur le green par la voie des airs, les golfeurs, eux, ont droit à une passerelle. J’arrive à proximité de ma balle. Elle est effectivement sur le green, à environ trois mètres du drapeau.

Je sors mon putter du sac et commence à examiner le parcours que devra effectuer ma balle pour aboutir dans le trou. Le green est tondu ras, l’herbe est sèche donc la balle va rouler facilement. Il y a aussi un petit dévers. Elle n’aura pas une trajectoire rectiligne. L’examen de ces trois mètres étant fini, je me mets en position. Je fais quelques coups à vide. Je me place sur ma balle, jette un dernier regard sur le trajet, joue, doucement et retient mon souffle….elle approche du trou…trop doucement. Elle s’immobilise à deux centimètres. Ce jeu est désespérant. Enfin, j’ai raté le burdy, mais réussi le par, le cinquième de ce parcours. Ce qui à mon niveau est très satisfaisant.

Pour en arriver là, je ne vous explique pas quel parcours j’ai suivi. Il a débuté en 1985, le deuxième dimanche de juin, comme caddi, bien évidemment de ma femme. Nous en étions à notre première semaine de vie commune. Et quand elle m’a proposé de l’accompagner au golf, ou de rester seul, j’ai choisi. C’est comme ca que je me suis retrouvé à tirer un sac de golf sur un parcours de golf. Le même, celui du Clou. Qui a entre temps bien changé. En 1985, il n’avait que neuf trous, et venait de sortir de terre. Personnellement, à cette date, du golf je n’en connaissais que sa version « mini », sacrement différente du grand, comme j’ai pu m’en apercevoir.

Il fallait voir avec quelle souplesse dans le mouvement Eliane envoyait sa balle à cent cinquante mètres, sans souffler, ni peiner. Avec quelle facilitée elle atteignait le green. Ah ! ! que le golf était un sport facile. Il suffit d’un club, de le balancer d’arrière en avant, et de surveiller la trajectoire de la balle.

Ca, c’était avant d’avoir pris un club et d’essayer.

Mais j’ai voulu en faire autant.

Déjà, le positionnement sur la balle est d’un inconfort extraordinaire. Et il paraît que c’est comme ça qu’on reconnaît si on est bien sur sa balle. Il fallait vraiment être anglais pour inventer ce jeu. Ensuite il faut contrôler sa montée, ceci pour avoir une bonne descente. Et si le finish n’est pas correct, on est sûr que la balle n’ira pas où l’on pensait l’avoir envoyé. Le résultat des premiers coups ? J’étais extrêmement content quand ma balle dépassait les cinquante…….centimètres. Et j’ai voulu comprendre comment, elle, elle envoyait avec autant de facilité sa balle aussi loin.

De là est parti mon calvaire golfique.

Mais avant de vous le raconter, remettons nous dans le contexte de l’époque. En 1985, il n’était pas question de jouer sur un parcours si on n’avait pas déjà jouer ailleurs. Ou alors, il fallait être accréditer par le pro du club, qui ne manquait pas de vendre au passage quelques heures de leçons de golf. C’est pour cela que mon initiation golfique a eu lieu au centre sportif du parc de MIRIBEL JONAGE. Dans ce centre, ils ont eu la bonne idée d’ouvrir un pratice de golf allié à quatre trous d’entraînement. C’était aussi le seul golf public de la région. Depuis il y a eu le golf de CHASSIEU.

Pour couronner le tout, j’étais gaucher, et au golf, en 1985, Il fallait jouer en droitier. J’ai donc dû jouer pendant deux mois en droitier. Impossible de progresser. C’était à s’arracher les cheveux. Après ce laps de temps, en désespoir de cause, j’ai pu essayer un club de gaucher. Et là, ça a été la révélation. Rapidement j’ai pu enfin tester ces quatre trous d’entraînement. Dans la foulée, j’ai investi dans une demi série de clubs pour débutant.

Il vous faut savoir qu’une série complète consiste en 12 club plus le putter. Dans cette série nous trouvons des fers, du numéro 9 au 3 . Le 9 étant le plus ouvert, la balle va monter plus haut, et par conséquent parcourir moins de distance. Le 9 permet de franchir entre 50 et 70 mètres, le 3 entre 170 et 200 mètres. Ensuite des bois, du numéro 7 au 1, dit aussi driver. Les bois 1 et 3 ne se joue qu’au départ des trous. Le driver permettant de franchir entre 200 et, record du monde, 370 mètres. Personnellement, aujourd’hui, j’arrive à environ 240 mètres, ce qui est fort honorable pour l’amateur que je suis. Les bois 5 et 7 peuvent se jouer sur le terrain, dans certaines conditions. Après nous avons d’autres clubs plus spécifiques comme le sand wedge pour les sorties de bunker, et le pitch pour de petites approches. Il nous reste le putter, avec lequel on ne peut jouer que sur le green, zone herbeuse, pas forcément plate, tondu très ras entourant le drapeau.

Une demi série consistant à n’avoir que les clubs impairs. Ceci étant, le règlement limite le nombre de club à 14. Il ne sert donc à rien d’en posséder des centaines.

Après quelque mois d’entraînement et de cours, avec ma femme, nous avons cherché un golf qui voulait bien d’un débutant sur son parcours. Nous l’avons trouvé par inadvertance, au golf de L’ISLE D’ABEAU. En effet, quand nous sommes arrivés, le secrétariat était fermé, et comme aucun des membres présents nous a empêché de partir, nous avons fait ces neufs trous tranquillement. Au retour, après avoir rangé nos clubs dans notre voiture, nous avons voulu payer. Et là ca c’est corsé. La secrétaire ne voulait pas nous encaisser, disant que nous avons jouer sans payer. Bref on était des voleurs. Depuis, nous n’avons plus jamais remis un pied dans ce golf. Heureusement, au CLOU, l’accueil était plus sympathique, d’ailleurs, dix ans après, nous en sommes toujours membres.

Je vous vois venir. Vous vous demandez très certainement comment j’ai pu continuer ce jeu de fou, pardon, d’anglais.

Tout d’abord, j’ai apprivoisé cette position si inconfortable. Oh ! elle l’est toujours. Mais avec le temps, on s’aperçoit que si on dérive de cette position, automatiquement, ca ne va plus. Il est temps de reprendre des leçons avec un pro. Mais la dérive est insidieuse, il faut du temps pour s’en rendre compte. Et là, bonjour le travail de rectification. Pour les professeurs, c’est une vraie rente.

Parmi tous les signes permettant de juger de sa maîtrise de ce sport, on peut citer pèle mêle, la diminution du nombre de balles perdues ou égarées, la longueur des coups à un club donné, la facilité lors d’une reprise après une interruption hivernale, le fait d’avoir une main moins bronzée que l’autre, de par le port d’un gant lors des jeux, le fait de s’approcher puis de réussir le par de plus en plus fréquemment, pour ne citer que les principaux.

Tous ces aspects font qu’aujourd’hui je prends plaisir à jouer au golf. Il est vrai que se retrouver sur un parcours de plusieurs hectares fait qu’on est noyé dans Dame nature. Quand en plus, on se trouve près du parc aux oiseaux, comme c'est le cas au Clou, la nature devient vivante et attrayante.

Pour moi le golf est un échappatoire du rythme effréné de la vie quotidienne. C’est aussi un indicateur de stress. En effet, je compte le nombre de trous nécessaires pour arriver à jouer calmement et sans précipitation. Quand je dépasse les 6 trous, c’est un signal d’alerte. Il faut que je fasse un break.

C’est aussi une école de modestie. En effet, le nombre de fois, où sur un parcours j’ai jouer comme un dieu, et la fois suivante comme un novice est phénoménale. J’ai vite appris à ne garder en mémoire que les bons coups, et à rester humble sur mes exploits. Au cas où….

Je parle, je parle, mais, en définitive, le golf, ce n’est pas que des paroles. C’est une activité. Et d’ailleurs, il est interdit de parler quand un joueur est sur son stance, pour ne pas le déconcentrer. Alors assez parlé. Si vous voulez en savoir plus, il ne vous reste qu’à prendre un club entre vos menottes et essayer par vous même. Je me ferai un plaisir de vous tenir la main dans vos premiers pas golfiques.




Maintenant, si jamais ces idées vous interesse et que vous souhaitez les reprendre, merci de me le faire savoir.





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